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Depuis les années 1970, la croissance connaît un ralentissement dans les pays industrialisés. La période des Trente Glorieuses laisse place à celle des « Trente Piteuses ». Le mot "crise" est souvent utilisé pour qualifier ces années de recul économique, particulièrement marquées par le chômage et l’inflation, mais il est plus approprié de parler d’une période "d’instabilité économique" ou de récession. Les déclencheurs de cette instabilité se font écho, c’est pourquoi il est difficile d'identifier les causes et les conséquences de cette récession. On déterminera toutefois deux sortes de facteurs. Des facteurs directs : les chocs pétroliers en 1973 et en 1979 dans un contexte de guerre du Kippour. Des facteurs plus profonds: le choc Nixon de 1971 avec la fin de l’étalon-or, qui conduit à une instabilité monétaire de rayonnement mondial, l’épuisement du système fordiste dans les entreprises. Ce sont les principaux ingrédients d’une recette qui s'avère complexe, et dont les répercussions sont multiples. 

En août 1973, des centaines de stations d’essence du Massachusetts ferment pour protester contre la politique gouvernementale de contrôle des prix (©2011)

Cette crise a eu un début, mais pas réellement de fin: nous n'en sommes pas encore sortis aujourd'hui, car la croissance n'est pas réellement remontée depuis les chocs pétroliers. On appelle ce genre de crise de longue durée une crise "structurelle"

Nous pouvons dire que cette « crise » est intimement liée au processus de transformation très rapide des divers corps économiques et des sociétés. Le monde en effet a connu plus de bouleversements économiques et sociaux en quarante ans qu’en plusieurs siècles. La mondialisation est un phénomène ancien, mais elle connaît depuis peu une très nette accélération. Et le gouvernement français se caractérise en ces temps par une politique dite « d’ajustement », qui s’efforce de maintenir un équilibre entre le corps économique et le corps social. Avec quelques difficultés...