De plus en plus, la consommation est vue comme une manière d’agir pour une société plus équitable. On appelle ce concept la « consommation engagée », aussi appelée « consommation responsable » ou « citoyenne ». Ce sont ces consommateurs qui ont conscience du relatif pouvoir qu’ils détiennent par l’achat ou l’éviction de tel ou tel produit. On les appelle les « consommaCteurs », les pratiquants de la consommaCtion. Ceux-ci ont choisi de ne pas reporter la responsabilité des dysfonctionnements liés à la consommation sur les multinationales et les divers acteurs économiques. Leur principale arme est l’information : renseigner et se renseigner sur l’historique des produits et ses composants (des ingrédients types de la grande distribution agro-alimentaire comme l'huile de palme, qui participe à la déforestation, sont soigneusement évités), méfiance à l’égard des marques et des stratégies marketing (packaging, slogan) qui poussent à l’achat déraisonné. Le consommaCteur est aussi quelqu’un qui se centre sur ce dont il a besoin, et qui cherche à réduire son empreinte écologique au maximum par l’économie d’énergie (limiter les emballages, la consommation d’eau, d’électricité...). 

weniger_ist_mehr_0

La consommation équitable recoupe les principes du développement durable

Les produits étiquetés  « commerce équitable » comme les produits de la marque Max Havelaard ou Alter Eco, sont un point de départ de la consommaCtion. Le principe : les articles (souvent ce sont des paquets de café ou des tablettes de chocolat) sont vendus plus chers afin que qu'une part décente d'argent revienne aux petits producteurs du Sud. L’objectif : participer à réduire les inégalités Nord-Sud, dans un système mondialisé où la production de marchandises pour une population privilégiée minoritaire passe devant les droits humains du reste du monde.

Le système Max Havelaard expliqué au consommateur

Consommer équitable c’est aussi consommer local. Acheter ses fruits et légumes directement chez le producteur profite à celui-ci, au consommateur et à la planète : des produits qui n’ont pas fait des kilomètres sur des navires marchands, ce sont des produits frais, dont la taxe carbone est moindre, et qui par leur achat permettent aux agriculteurs de subsister face à la domination de la grande distribution.

Ce  type de consommateurs, les actifs, considère donc la consommation comme un moyen de réaction contre un système encourageant l’hyperconsommation, l’entretien des inégalités sociales et les problèmes environnementaux (amoncellement des emballages plastiques, méfaits de l’agriculture productiviste pour les écosystèmes, gaspillage des invendus dans les grandes surfaces...). Les consommateurs responsables, comme leur nom l'indique, ont conscience que chacun peut apporter sa pierre à l'edifice, qu'il n'y a pas de petit geste pour une consommation raisonnée.