Introduction
Aujourd’hui en France, une part importante de la population dispose de biens matériels suffisants pour se sentir bien. Nous, classes moyennes et aisées, pouvons, en consommant, satisfaire des besoins essentiels, des besoins secondaires, et aussi des envies. Nous recherchons notre bien-être aussi à travers ce que nous consommons, et c’est bien normal. Et, si nous sommes réticents à l’idée de perdre nos possessions matérielles, c’est bien que celles-ci influent sur notre bonheur. Pourtant nous entendons beaucoup aujourd'hui critiquer la « société de consommation » : Ce qui est consommé aurait pris le dessus sur le consommateur, et beaucoup de monde en pâtirait, ainsi que la planète.
Alors, que penser de la consommation des classes privilégiées de nos jours ? Peut-on toujours la considérer comme un moyen d’atteindre, sinon le bonheur absolu, au moins la satisfaction ? Ou devrait-on la voir d’avantage comme une drogue dont l’abus provoque des catastrophes ?
La « société de consommation » ne date pas d’hier. Cette expression a été employée pour la première fois en 1950 par l’économiste américain John Kenneth Galbraith. Et au cours des soixantes dernières années, le visage de la consommation a énormément changé. C’est pourquoi nous nous baserons sur un raisonnement chronologique pour tenter de répondre à cette problématique : La consommation est-elle synonyme de bonheur ?